Tiguidou ! Nos expressions canadiennes préférées 🇨🇦

Tiguidou ! Nos expressions canadiennes préférées 🇨🇦

Ah le Québec, pays du sirop d’érable et de Céline Dion ! Avec son histoire chargée en émotion, ses paysages extraordinaires à perte de vue et son peuple accueillant, c’est LA destination de rêve pour des vacances magiques dont vous vous souviendrez longtemps. Alors qu’est-ce que vous attendez, on fait ses valises et on réserve ses billets d’avion, allez ! Quoi, comment ça la barrière de la langue ? Le québécois est une langue très colorée et chantante qui constitue en somme un mélange du parlé français du XVIIIème siècle et des anglicismes et traductions littérales d’expressions américaines et canadiennes. Tout ça avec leur joli accent chantonnant, il peut être compréhensible qu’un étranger se retrouve vite un peu perdu. Techniquement, les québécois ont gardé beaucoup de vieilles expressions françaises que l’on utilise encore aujourd’hui car le français lui-même n’a pas énormément évolué depuis l’époque moderne, mais ils ont aussi leurs expressions canadiennes bien à eux, et pas des moins originales !

Alors sans vous transformer en un « Québécois pure laine », voici un petit guide de la langue québécoise et de ses expressions qui vous aidera, on l’espère, à avoir une conversation sans avoir l’air trop ridicule. C’est parti !

expression canadienne - randonnée en montagne

📷 samanthalreid

Pas le temps de niaiser

Avant tout, il faut savoir que les Québécois n’ont pas le temps de « niaiser » comme ils disent, ils vont droit au but. Et ça se ressent dans leur manière de parler. En effet, ils utilisent énormément de contractions lorsqu’ils parlent, le meilleur exemple reste le « je suis » qui devient chu ou le « je sais » qui lui devient ché (« Chu à la maison », « Ché pas quoi faire »). Et dans certaines situations, le sujet disparait complètement : « As-tu vu Laura ? N’était pas là. ». Puis, il faut savoir aussi que l’on ne prononce que très rarement la fin des mots.

Attention aussi aux articles qui changent au Québec on va dire « un vidéo » au lieu d’une vidéo et « la bus » ou lieu de « le bus ». » Comme les sujets, on n’utilise pas toujours les articles. Exemple : « Chu à ‘maison. » ou « mets pas ça ’a table. » (« Ne mets pas ça sur la table »)

Après, il y a la ponctuation de phrase. Les Québécois ADORENT ponctuer leurs phrases. Ils commencent et finissent généralement leurs phrases par tsé, contraction de « tu sais », « là » (prononcé lau) ou bin contraction de « bien ». Exemple : « Bin, je suis au bar lau, avec Camille tsé. ». On va aussi souvent retrouver le double « tu » dans certaines questions : « Tu veux-tu de l’eau ? » « Tu m’aimes tu ? », etc.

Les anglicismes comme mentionné précédemment sont très présents dans la langue québécoise surtout pour des adjectifs comme « cute » ou des adverbes et mots de liaisons (« anyway », « whatever » ou « no way » par exemple). Ils sont aussi très utilisés pour certains objets de la vie courante comme un « cellphone » pour un téléphone portable (qui peut aussi se dire « cellulaire ») ou « napkins » pour les serviettes en papiers.

Il existe des milliers d’exemples pour illustrer ces petites règles de base mais savoir qu’elles existent vous permettra déjà de comprendre un peu mieux la langue dans son ensemble. Pas de panique, le québécois est une langue TRÈS contagieuse et ces petits tics de langage deviendront assez vite systématiques (tout comme l’accent d’ailleurs) en parlant avec des locaux.
Petite précision néanmoins avant de commencer : comme dans n’importe quel pays, les expressions québécoises varient en fonction des régions et des générations qui les utilisent, même si celles qui vont suivre sont assez courantes et connues de tous.

expression canadienne - chateau

📷 allanthedragon

Les expressions canadiennes essentielles

Avant de rentrer dans le vif du sujet et de vous faire la liste des expressions québécoises les plus colorées, voici un ou deux mots qui vous sauveront la mise, une fois arrivé dans la Belle Province.

  • Allo : Comme en ancien français « bonjour » veut plus dire « bonne journée » et donc « au revoir ». Alors, ne soyez pas étonné qu’on vous salue d’un allo ! ou d’un bon matin !
  • Pantoute : est la contraction de « pas du tout », il peut être utilisé comme réponse à une question mais aussi dans une phrase (« Y a pantoute de broue qui reste », littéralement « Il n’y a plus du tout de bière. »)
  • Bienvenue : traduction littéraire de « you’re welcome » qui veut dire « je t’en prie » ou « de rien ». On pourra aussi vous répondre Y’a rien là, comme pour dire « pas besoin de me remercier ».
  • Faque : est la contraction de « ce qui fait que » et qui peut être remplacer par donbin, contraction de « eh bien donc » (« J’ai bien mangé faque j’ai plus faim »)
  • C’est complet ? : c’est quelque chose que l’on vous dira au restaurant ou après un service quelconque, l’équivalent québécois de « ça sera tout ? ».
  • Tiguidou : ou c’est tiguidou, qui veut dire en gros « c’est ok » ou « c’est bon ». Les Québécois utilisent aussi beaucoup le mot « correcte » (prononcé correc’) « C’est correc’ pour toi ? », « Chu correc’ » (Je suis d’accord), « Les pâtes sont correc’ ». Autrement dit, au Québec, TOUT EST CORREC’ !
  • En titi : c’est un terme qui veut dire « beaucoup », « J’ai faim en titi » pour dire « j’ai vraiment faim » par exemple.
  • Piasse : qui veut dire dollar, argent en argot. Qui vient de « pièces » ou « piastre », on ne sait pas trop. En tous cas si on vous demande « 12 piasses » paniquez pas, on veut juste que vous payez votre pass découverte.
  • Les affaires : ou l’affaire (souvent utilisé au pluriel) est une expression qui veut dire « chose » ou « truc ». Ils l’utilisent à toutes les sauces et c’est rare d’avoir une phrase sans. D’où l’expression « l’affaire est ketchup » qui est l’équivalent québécois de « l’affaire est dans le sac ». Ne nous demandez pas pourquoi on mêle les condiments à ça, je crois que personne ne le sait.
  • Ça n’a pas d’allure : Non, vous n’êtes pas en train de vous faire insulter. Cette expression très courante est utilisée pour dire « c’est n’importe quoi ». On peut aussi dire « ça n‘a pas de bon sang », littéralement « ça n’a pas de sens ».
  • Chauffer le char, c’est conduire une voiture, on sait jamais, ça peut servir.

expression canadienne - rue

📷 griezmiam

Expressions diverses

Les attitudes et les sentiments

  • Être poche : quand on est poche ça veut dire qu’on est bon à quelque chose. « Chu pas poche en maths. » par exemple.
  • Chiquer la guenille : c’est râler tout le temps. Les Québécois ne sont pas souvent négatifs et du coup ont beaucoup d’expressions à eux pour exprimer la fatigue ou l’exaspération. On vous dira « Chu pa capab’ » (contraction de « capable ») ou « j’ai d’la misère » qui veut dire j’en peux plus, j’ai du mal. Inquiétez-vous quand même quand on vous dit « ça va mal à l’shop », parce que là ça veut vraiment dire que ça ne marche pas ou que ça va très mal.
  • Tanné : Quand on est tanné c’est qu’on en marre ou qu’on est fatigué, on dit aussi « je suis brulé »
  • Avoir la falle basse c’est avoir l’air abattu, ce qui est généralement précédé ou suivis d’un « t’as des bibittes ? » (Problèmes personnels, contrariétés). On peut dire aussi « t’as l’air magané », qui veut dire en piteux état, il marche aussi pour décrire des objets abimés et usés.
  • Tu m’gosses : tu m’embêtes, tu me déranges, tu m’énerves. A quoi vous pourriez répondre « on se calme le pompon » qui veut dire « calme toi ».
  • Se pogner les nerfs : faire une crise de nerfs, se mettre en colère. Attention, on dit « te pogne pas les nerfs » et non pas « tu me pognes les nerfs ».
  • J’en ai pour une secousse : ça m’a ému, ça m’a secoué.
  • Être un pissou : ou une moumoune, c’est être un peureux. On peut aussi dire « avoir la chienne » si on a vraiment très peur.
  • Être le boss des bécosses, c’est faire son petit chef. Une bécosse, dans l’ancien temps, au Québec, c’était des toilettes extérieures. Aujourd’hui on l’utilise pour désigner un endroit sale. Généralement lorsqu’on qu’on est le boss des bécosses c’est qu’« on pète de la broue », autrement dit qu’on est vantard et/ou prétentieux.
  • J’en ai mon voyage : ou j’ai mon voyage. Celle-là, elle est particulière. Elle peut désigner un grand étonnement du style « je n’en reviens pas » ou bien une grande exaspération.
  • Être assis sur son steak : ou se pogner le beigne. Ça veut dire être très paresseux, ne rien faire.

Les expressions canadiennes funs

  • J’ai des croutes à manger veut dire j’ai encore du chemin à faire, peut s’apparenter dans certaines situations à « j’ai du pain sur la planche ».
  • Attache ta tuque avec d’la broche : accroche-toi, prépare-toi ça va secouer ! En gros « tiens-toi près ». La tuque étant un bonnet en québécois et « la broche » les cordons qui permettent de faire un nœud avec, ça fait du sens !
  • Être habillé comme la chienne à Jacques revient à dire à une personne qu’elle a des gouts vestimentaires douteux. Cela vient de l’expression « habillé avec la chienne à Jaques », la chienne étant l’habit de travail que portait les ouvriers pour ne pas abimer leurs vêtements. On ne sait pas qui était Jacques mais on se doute bien que ce n’était pas le plus soigneux.
  • Passer la nuit sur la corde à linge : qui veut dire passer une mauvaise nuit, qui sera surement suivi par « t’as les deux yeux dans le même trou », une façon comme une autre de vous faire comprendre que vous avez l’air vraiment fatigué.
  • Tire-toi une buche : rien d’obscène on vous rassure, c’est simplement une invitation à prendre une chaise et à s’asseoir avec le groupe.
  • T’as la fly à terre (ou à l’air d’ailleurs) veut dire que vous avez la braguette ouverte.
  • Il pleut que l’cul ou il pleut à boire debout sont les équivalents québécois de « il pleut comme vache qui pisse ». Il existe une variante pour la neige qui se dit « il tombe des peaux de lièvres ».
  • Niaise pas avec la puck : ou autrement dit « vas-y », « dépêche-toi » ou « vas droit au but ». La puck, c’est le palet au hockey. Il est présent dans beaucoup d’autre expressions québécoises.
  • Virer une brosse ou prendre une brosse, c’est se prendre une cuite. Vous pouvez même aller jusqu’à caller l’orignal (se prononçant « cauller » de « call » en anglais) qui veut dire boire jusqu’à vomir. Attention, chaud en québécois veut dire « ivre » et non pas « motivé » ou « excité ». Il a quelques synonymes comme guerlot ou paqueté.
  • Être de bonne heure sur le piton : se réveiller en avance, de bonne heure.
  • Y a du monde à messe : équivalent de « y a beaucoup de monde », « y a foule ».
  • Se faire passer un sapin veut dire « se faire arnaquer » et on dit « se faire prendre pour une valise » pour se faire prendre pour un idiot.

La drague

  • Courir la galipote : qui descend du médiéval « courir la gueuse », rechercher les relations amoureuses, draguer. D’ailleurs « draguer » se dit aussi cruiser, de l’anglais « cruise ». On peut aussi dire chanter la pomme qui revient à dire « chanter la sérénade ».
  • Frencher mon chum veut dire « rouler une pelle », de « french kiss » en anglais. Chum veut dire compagnon, partenaire ou petit ami et blonde, petite amie. Petite anecdote en passant, saviez-vous que les blagues sur les blondes viennent du Québec ? Elles ne visaient pas les blondes à proprement parler mais bien les femmes en général. L’exportation a fait qu’on l’a pris au sens littéral et c’est comme ça que la réputation des blondes s’est construite.
  • Tu t’es fait choké : eh non choké ne veut pas dire « affligé » mais bien « abandonné », cette expression est l’équivalent québécois de « se faire poser un lapin ».
  • Avoir des belles foufounes : Il fallait vous en parler de celle-là, car elle nous semble essentielle. Foufounes au Québec veut dire « le derrière » ou « les fesses » et non pas … bref vous avez compris. Evitons les confusions le plus possible.

expression canadienne

📷 madamegermaine

Les faux-sens

Il existe plusieurs expressions québécoises qui ressemblent aux expressions françaises mais qui n’ont pas du tout le même sens. Alors, voici une petite liste pour éviter les quiproquos et de vous retrouver dans une situation gênante.

Les vêtements

Au Québec, les termes pour désigner les vêtements sont très différents des termes utilisés en France. Aussi un pantalon se dira une culotte et une culotte, des bobettes. Les chaussettes se disent bas et les soutiens gorges sont des brassières. Et en ce qui concerne les tops, les débardeurs deviennent des camisoles, les sweat-shirts à capuche sont des cotons ouatés et les pulls, des chandails. Enfin ne vous étonnez pas si quelqu’un vous dit que vous avez de l’eau dans la cave, ce n’est pas que vous avez le pantalon mouillé mais bien le pantalon trop court.

Les contraires

Il n’est pas rare qu’une expression québécoise veule dire son contraire en français. En effet, c’est écœurant par exemple voudra dire « c’est vraiment cool » alors que c’est d’valeur, à contrario de ce que tout Français pourrait penser, veut dire « c’est dommage » ou « ce n’est pas top ». Aussi, je m’ennuie (sous-entendu de toi) veut dire « tu me manques » et non pas « je n’ai rien à faire ». Par exemple, quant à lui, voudra dire « cependant » ou « en revanche ». Une petite dernière pour la route : sur un moyen temps veut dire « très vite » et non pas prendre son temps, comme on pourrait le croire.

Les mots trompeurs

Lorsque quelqu’un vous dira t’es bête, il ne vous prendra pas pour un idiot mais vous fera remarquer que vous avez un sale caractère. Tout comme chialer ne veut pas dire « pleurer » mais « se plaindre » (celui-là, ils l’emploient beaucoup, surtout pour parler des Français !). Aussi une personne lunatique est une personne dans la lune, qui n’a pas les pieds sur terre. Un sous-marin est un sandwich, un suçon est une sucette et une sucette, un suçon.
Puis, une boisson est forcément une boisson alcoolisée, pour le reste, on dit breuvage ou liqueur pour une boisson gazeuse, type soda.
Au Québec, on déjeune le matin, on dine à midi et on soupe le soir, alors pas trop de faux espoirs lorsqu’on vous invite à diner, c’est un lunch par un diner aux chandelles hein !
Grimper dans les rideaux n’a rien à voir avec des ébats amoureux mais veut plutôt dire « faire une crise de nerfs » pour rien et avoir le feu au cul n’est pas utilisé pour désigner un dragueur émoustillé mais pour quelqu’un qui est pressé ou très agité. Aussi quand les deux bras vous tombent, ce n’est pas que vous être surpris mais plutôt découragé ou démoralisé.
Et il est fort possible que l’on vous dévisage longuement si vous proposez à quelqu’un de leur montrer « une photo de vos gosses », chez eux gosses voulant dire « testicules » …

Les petites différences de langage

Il est important de savoir qu’au Québec on écoute la télé (« regarder la télé »), on ferme les lumières (« éteindre les lumières »), on barre les portes (« fermer les portes »), on se met sur son 36 (et non pas « sur son 31 ») et on n’est aux oiseaux (et pas « aux anges »).
On dit c’est LE fun et non pas « c’est fun » (enfin si on n’a pas envie de passer pour le Français de service). Et à contrario, on ne dit pas « c’est ennuyeux » mais c’est plate. Aussi on ne dit pas « avoir du sens » mais « faire du sens » et « j’ai envie » se dit « j’ai l’goût ».

expression canadienne - livre en bronze

📷 guillaume_thb

Les « sacres »

En gros les sacres c’est des jurons. La terminologie vient du fait que pratiquement toutes les vulgarités en québécois sont issues du champ lexical de l’église, des « blasphèmes » comme on dirait chez nous. Ils sont divers et variés et peut-être que c’est le moment de vous en parler.

  • Tabernacle : Il est temps de mettre un point d’honneur sur une faute que TOUS les français font quand ils essayent de faire les malins : ça s’écrit « tabernacle » et ça se prononce « TABARNAK » ! Pour ceux qui ne sont pas trop fan de religion, c’est le meuble qui contient les hosties consacrées, en général près de l’autel. Plus la deuxième syllabe est accentuée, plus ça démontre une profonde colère, agacement etc. Comme tous les jurons, il peut être aussi utilisé pour exprimer une exagération ou appuyer son propos (« j’ai mis du sel en tabarnak » ou « c’est beau en tabarnak »). C’est un mot TRES vulgaire qui a donné suite à de nombreuses variations un peu plus « douces » comme taberouette ou tabernouche. Une dernière chose : arrêtez de dire tabarnak à tous les Québécois que vous rencontrez, lorsque des gens apprennent que vous êtes français, la première chose qu’ils vous disent ce n’est pas « put*** de me*** », si ?
  • Calice : prononcé « kauliss » désigne la coupe dans laquelle on consacre le vin durant la messe. C’est aussi un autre juron québécois très usité qui permet d’exprimer son mécontentement. « J’men calice » peut vouloir dire « je m’en fout » et il peut être utilisé comme un verbe aussi « j’vais t’en décalicer une d’en face » pouvant être littéralement traduit par « ma jolie main dans ta figure toute mignonne » (enfin vous avez compris) ou « j’me décalice » pouvant être l’équivalent de « je me tire » ou « je m’en vais ». Lui aussi a des alternatives plus « douces » comme câline ou câlibine.
  • Christ : prononcé et/ou aussi écrit « criss » ou « kriss ». C’est un juron québécois un peu fourre tout qui permet d’exprimer plein de choses, de l’indifférence (« j’men criss ou je m’en contre criss »), à l’exagération (« un criss de folle » ou « crissement bien » ou encore « Il fait frette en criss »). Le verbe crisser veut dire « mettre » ou plus littéralement en français « foutre » (« j’criss ça où ? »). Christi est une des alternatives un peu moins vulgaires que l’on peut retrouver.
  • Hostie : L’hostie est la représentation du corps du Christ durant la messe. Alors là, il n’y a pas de règle, toutes les prononciations sont bonnes : « osti » « asti » « esti » « sti » et on le retrouve partout, tout le temps. Faites-vous plaisir (enfin avec modération tout de même) !
  • Simonaque : qui vient de « simoniaque » ou quelqu’un qui commet le péché de simonie (trafique et vente de biens spirituels). On l’utilise généralement pour maudire quelque chose (« Simonaque de chaussures ! » ou « simonaque d’arbitre !»)
  • Viarge : qui vient de « sainte vierge » que l’on peut remplacer par viande aussi (« Viarge qu’elle est jolie » ou « Bout d’viarge » qui se traduirait par « Put*** ! J’en ai assez ! »)

Tous ces jurons sont des traductions diverses et variées de put*** en français, à utiliser ensemble ou séparément : « Ostie d’calice de tabarnak de cellphone ! ». Rappelez-vous tout de même que ce sont des gros mots et donc choisissez votre interlocuteur avant de sacrer contre vents et marées !

Et bien voilà, quelques notions de québécois pour pas vous retrouver décontenancé à la première question qu’on vous pose. Je sais, ça fait beaucoup à encaisser, mais ce n’est qu’un millième de ce qui vous attend et la meilleure façon d’apprendre c’est de pratiquer ! Alors faites vos valises et réservez dès maintenant votre auberge de jeunesse au Québec !

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À propos de l'auteur(e)

Claudia Merlo

Corsican storyteller with a London fixation. You'll find me in a bookshop, spending money I don't have, at a concert in a sweaty venue or booking a spontaneous trip after two pints at the pub. Find me on instagram @bigsmokeblackbird

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